Une fois n'est pas coutume, la voix de la sagesse l'a emporté. Les réactions nombreuses, argumentées des élus locaux engagés de longue date sur des démarches territoriales dynamiques et solidaires, remises en cause par le projet Balladur, n'y sont pas pour rien. Il faut maintenant prendre le temps de concerter. Tout projet de gouvernance est sous tendu par un projet de territoire. La métropole parisienne n'est pas un territoire à part, même si c'est celui de la région capitale: il s'agit bien de la vie des gens en même temps que de l'attractivité économique internationale de la métropole. Il faut maintenant se remettre au travail sur l'émergence de pôles, bassins de vie, d'emplois, de centralités urbaines, sur des territoires pertinents à partir de la logique d'intercommunalité. Il s'agit de s'appuyer sur le dynamisme territorial, dans le cadre d'une gouvernance volontairement partagée entre les collectivités et en liens étroits avec la population. Plaine Commune pour sa part organise une première étape d'échanges le 17 mars prochain en Conseil de communauté extraordinaire; d'autres étapes sont à venir: une initiative de rencontre avec les architectes des dix équipes de la consultation internationale du grand pari métropolitain, un nouveau colloque Demain la métropole avant l'été, des balades urbaines ouvertes aux habitants. D'autre part nous continuons, avec Paris et 75 collectivités à ce jour, à prendre toute notre part à la construction d'une métropole au développement solidaire et partagé au sein du Syndicat mixte d'études Paris Métropole qui anime un travail d'analyse et de projets au niveau des collectivités territoriales.
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